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Les francs-maçons accueillent avec enthousiasme la convocation des États Généraux le 24 janvier 1789. Ils sont près de 200 sur les 1000 députés élus. Cette surreprésentation s’explique notamment par l’expérience du débat acquise dans la vie en Loge.
Ils participent activement à tous les moments fondateurs de la tradition démocratique française : le serment du Jeu de Paume (20 juin 1789), immortalisé par le Frère David, l’abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août, ou la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 24 août 1789, ou les Frères Guillotin, Mirabeau et Mounier jouent un grand rôle.
En novembre 1790, des Maçons pouvaient expliquer : « Bien des siècles avant que Rousseau, Mably, Raynal eussent écrit sur les droits des hommes et eussent jeté dans l’Europe entière la masse des Lumières qui caractérise leurs ouvrages, nous pratiquions dans nos loges tous les principes d’une véritable sociabilité. L’égalité, la liberté, la fraternité… ».
Par la suite les francs-maçons se retrouvent surtout parmi les Girondins, partisans d’une République éclairée. En 1796, un contre-révolutionnaire, l’abbé Augustin Barruel, dénonce dans la Révolution un « complot maçonnique ».
Cependant, l’adhésion des francs-maçons à la Révolution est variable, allant de la ferveur à l’hostilité, en passant par une sympathie critique. Ainsi, le duc de Montmorency-Luxembourg, cheville ouvrière de la fondation du Grand Orient de France, émigre au lendemain de la prise de la Bastille… La période de la Terreur est défavorable à la franc-maçonnerie : considérées comme associations secrètes, les loges sont interdites, même si certaines poursuivent leurs activités dans la clandestinité. Il faut attendre 1795 et la période du Directoire pour qu’elles soient à nouveau autorisées par les autorités.

Collection Musée de la franc-maçonnerie, GODF
