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Au Moyen-âge, marchands et artisans se réunissent dans des confréries ou des communautés chargées de gérer les intérêts du métier : formation, embauche, attribution des chantiers, solidarité…
A cette époque, le travail quotidien de chacun s’inscrit dans une vision du monde profondément imprégnée de sacré. Aussi ces organisations de métier ne se limitent-elles pas à gérer les problèmes techniques, mais elles prennent en charge tout un pan de la vie de leurs membres, de la solidarité à la spiritualité.
Les Anciens Devoirs – les statuts des maçons et tailleurs de pierre médiévaux – présentent, à côté de différentes dispositions réglementaires, une histoire mythique et édifiante du métier. Ainsi la Maçonnerie, fille de la Géométrie, aurait été fondée par Euclide en Égypte et diffusée en Europe par Pythagore ! En méditant ce « récit des origines » – qui ne visait pas à restituer des faits historiques mais à produire du sens – le maçon médiéval inscrit son labeur journalier dans le combat séculaire des forces de la Lumière contre les forces des Ténèbres. Il prolonge ainsi, à son modeste niveau, l’œuvre initiale du « Grand Architecte de l’Univers ».
Ce récit sera repris en grande partie dans la future franc-maçonnerie.
NB : il ne s’agit pas encore de la société de rencontres et de réflexions que l’on nomme communément franc-maçonnerie.

