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Héritière d’anciennes confréries de bâtisseurs, la Franc-maçonnerie a conservé comme référence mythique le Temple de Salomon à Jérusalem, modèle de tous les édifices religieux occidentaux depuis le Moyen-Age.
Dans la Bible, au Livre des Rois, la description du Temple indique que le porche était orné de deux colonnes, possédant chacune un nom propre en hébreu. Ces noms, attribués symboliquement par la tradition maçonnique aux Apprentis et Compagnons, opéraient comme des signes de reconnaissance, accompagnés d’une gestuelle précise. Cet usage, attesté depuis le XVIIe siècle, constitue l’un des plus anciens témoignages des pratiques symboliques maçonniques.
Là encore, les interprétations possibles sont multiples. A l’origine, les deux colonnes pouvaient désigner la Force et la Beauté, mais aussi les deux peuples, les Juifs et les Gentils, qui composaient l’Eglise primitive. Plus largement, l’identification des maçons aux colonnes rappelait, dans le langage chrétien du Métier, qu’ils étaient les membres du « corps mystique » du Christ, représenté par le Temple lui-même.
