1877 et la liberté de conscience

Au cours du XVIIIe siècle, plusieurs Grandes Loges ont décidé de ne plus recruter seulement des chrétiens mais d’ouvrir les Loges aux hommes de toutes les religions. Au XIXe siècle, le Grand Orient de France a franchi une étape supplémentaire en proposant l’initiation maçonnique à tous les hommes, pourvu qu’ils respectent la « Loi morale » selon la lettre des Constitutions d’Anderson. Il a donc aboli, en 1877, l’obligation pour ses membres de croire en Dieu et à l’immortalité de l’âme. Ainsi est née la franc-maçonnerie « libérale », « humaniste » ou « adogmatique » qui accueille croyants et non-croyants et laisse donc aux Maçons une absolue liberté de conscience et de recherche.

Le Grand Orient considère que les conceptions métaphysiques relèvent exclusivement de l’appréciation personnelle. Les Loges du Grand Orient de France travaillent donc, selon leur choix, soit sous l’invocation de la Franc-maçonnerie Universelle, soit à la gloire du Grand Architecte de L’Univers. D’autres obédiences maçonniques françaises souscriront à ce choix. Elles sont désormais majoritaires dans le paysage français.

Portrait de Frédéric Desmons en décors de Président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France, Photographie de S. Martin, tirage argentique sur papier. Collection Musée de la franc-maçonnerie GODF.
Musée GODF
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.